Rencontre culturelle Shahrazade

à la Galerie Mine d’Art
Le samedi 2 Juin 2012

La Galerie Mine d’Art a organisé une rencontre culturelle autour de l’art, le conte et la poésie.
Pour la peinture il s’agissait de l’œuvre d ’ Ilham Laraki Omari ayant pour thème le Maroc. Les tableaux d’Ilham respirent le feu et la terre. Y domine le rouge : le rouge du feu sous la théière, le rougeoiement du crépuscule qui irradie les murs et les vêtements d’un vieux au regard profond et inquisiteur des gens de nos montagnes. Les fleurs d’orangers elles mêmes semblent animées par un feu doux et fluide. Si la lumière rouge domine dans tous les tableaux qui dansent entre le concret et l’abstrait, ce feu n’est jamais destructeur, c’est le feu qui sort du tréfonds de la terre et qui remonte à la surface pour donner de la vie minérale, végétale et humaine. DE l’artiste aussi émane de la douceur et de la simplicité.

Pour la partie parole, Hafida Hamoud a animé un magnifique conte où une princesse enfermée dans le luxe des sept palais que son roi de père (« et il n’y a de roi que Dieu ») apprenait le monde par la parole de différents chevaux féeriques. A force de vouloir des choses extraordinaires, elle finit par se faire expulser par son père de ses palais pour avoir demandé à rencontrer un jeune homme. Mais son intelligence lui fit rencontrer l’homme riche et beau pour lequel elle a quitté son père et ses palais. Elle s’en revient au palais de son père où le beau et très riche jeune homme vient la demander et mariage. Le Père fait circuler la nouvelle (« et que ceux qui sont présents le répètent aux absents ») et ils firent un beau mariage. Le style de Hafida, marocain, malicieux et aérien à la fois a enchanté le public.

Hafsa Bekri-Lamrani faisant le lien entre l’ancien mode de communication et la non communication aujourd’hui, a commencé son récital avec son fameux poème anglais intitulé : Communication, vrai dialogue de sourds : quand on vous demande si ça va, ne croyez surtout pas que l’on veut vraiment savoir. Elle a continué avec la non-communication entre la femme et l’homme, entre le riche et le pauvre, entre l’homme et la nature, le tout dans un dialogue entre les trois langues dans un climat où prime l’universel.

Hafsa Bekri-Lamrani